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Dernière mise à jour : Mai 2018

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UMR 1065 Santé et Agroécologie du Vignoble

Les origines de SAVE

Les origines de SAVE
Cécile Dantarribe a réalisé une étude approfondie de l'histoire du centre de recherche de la grande Ferrade et de notre laboratoire. Quelques videos de l'INA montrent en images les premières recherches réalisées sur la protection du vignoble.

Les stations de pathologie végétale et d’entomologie agricole au sein du CRASO (1921-1935)

La mise en place du centre de recherches agronomiques du Sud-Ouest (CRASO) sur le domaine de la Grande Ferrade à Villenave d’Ornon, s’inscrit dans le contexte de la création de l’IRA (institut des recherches agronomiques) en 1921, dont la mission essentielle est d’administrer l’ensemble des stations et laboratoires dépendant du ministère de l’Agriculture. C’est la station régionale d’avertissements agricoles de Bordeaux, fondée à Cadillac en 1897, par Joseph Capus et Georges Cazaux-Cazalet, qui prend place dès 1921 dans l’ancienne propriété viticole. Cette station est rejointe, l’année suivante, par celle de pathologie végétale et par celle d’entomologie agricole, en 1924.

Créée en 1898 par Joseph Capus, la station de pathologie végétale est établie dans les locaux que son directeur avait préalablement aménagés à Cadillac. Les travaux qu’il y mène portent principalement sur les maladies de la vigne : le black-rot, le mildiou, l’oïdium, la pourriture grise et l’anthracnose. S’appuyant sur les avertissements agricoles, ses études développent notamment des observations et des recherches sur « les périodes de réceptivité », et démontrent ainsi que « l’évolution des maladies est liée aux phénomènes atmosphériques ». Se fondant sur ses nombreuses expériences, « Joseph Capus s’emploie à en rechercher et à en déduire les applications pratiques en vue des traitements de la maladie de la vigne ». En 1922, lors de son transfert au sein du CRASO, la station de pathologie végétale est placée sous la responsabilité de Médéric Gard.

La Station d’entomologie est dirigée par Jean Feytaud depuis 1911, dans des bâtiments de la faculté de Bordeaux. Le scientifique participe à une mission nationale contre deux ravageurs du vignoble français, la cochylis et l’eudémis. Il assure l’analyse biologique des deux vers de la grappe et on lui doit le mérite d’avoir souligné, dès 1917, l’intérêt des signaux chimiques dans la lutte contre ces insectes. A partir de 1922, Jean Feytaud doit mener une lutte contre un autre nuisible redoutable, le doryphore de la pomme de terre, qui, depuis un foyer bordelais, se répand dans toute l’Europe. Tout en assurant l’étude biologique de l’insecte, « l’homme du doryphore », recherche aussi ses parasites ou prédateurs. En 1924, les laboratoires de la station d’entomologie agricole (et de pathologie végétale) prennent possession d’une « bâtisse neuve » sur le domaine de la Grande Ferrade.

Ainsi, en 1925, l’organisation de la recherche agronomique dans le Sud-Ouest est-elle effective. L’établissement de ces trois stations de recherches vaut au CRASO d’être le premier centre régional ainsi créé ; cette structure demeure opérationnelle durant une dizaine d’années (l’IRA disparait en 1934 ; ses stations sont alors directement rattachées au ministère de l’Agriculture).

Le groupe phytosanitaire du CRASO (1935-1946)

Jacques Souty, lors de sa nomination en 1931 à la direction de la station d’avertissements agricoles et d’amélioration des plantes, investit le domaine de la phytotechnie du CRASO, le champ phytosanitaire, quant à lui, réunit les stations de pathologie végétale, de zoologie agricole et le nouveau laboratoire de phytopharmacie du centre de recherches agronomiques du Sud-Ouest. Ce groupe phytosanitaire « mène des recherches visant à soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux ».

A la tête de la station de pathologie végétale depuis 1930, Jean Dufrénoy assure l’étude « des maladies des plantes dues aux cryptogrammes, aux bactéries ou aux virus, des maladies physiologiques ou résultant de facteurs météorologiques ». Il prolonge les recherches initialement engagées sur les maladies de la vigne et développe celles sur les arbres fruitiers. Ce service, supprimé en 1938 est à nouveau fonctionnel en 1942, sous la houlette de Marguerite Gaudineau. Deux principales missions sont inscrites à son cahier des charges : l’étude biologique des parasites de la vigne et des arbres fruitiers ; la lutte contre les maladies. Toutefois, en ces temps d’Occupation allemande, il est aussi urgent pour la scientifique d’envisager « les possibilités de traiter les maladies de la vigne, en réduisant la consommation de cuivre et de soufre ».

Les recherches poursuivies par la station de zoologie agricole de Jean Feytaud précisent les comportements spécifiques de la cochylis et de l’eudémis. Son assistant A. Couturier (directeur de la station en 1944) développe les premiers principes de l’observation des vols des papillons. Dans la lutte contre le doryphore, déployée à l’échelle nationale, Jean Feytaud se consacre à la mise au point des insecticides les plus efficaces, sans négliger des essais de lutte contre de nombreux insectes nuisibles à d’autres cultures : la pyrale du haricot, la cicadelle bubale des arbres fruitiers ou bien les hoplocampes et les rhynchites du prunier d’ente. La phytopharmacie « s’impose comme une discipline complémentaire de la zoologie agricole et de la pathologie végétale » au point que Melle Barraud est chargée de créer un laboratoire de chimie en 1941. Ce service, rattaché directement à la station de zoologie agricole est aussi associé aux recherches de Marguerite Gaudineau pour mettre au point des méthodes « économes » en cuivre. Lui revient également « l’étude des propriétés physiques et chimiques » des produits destinés à lutter contre les parasites des cultures.

Bien que fragilisés par les perturbations de la Seconde Guerre mondiale et réorganisés, en 1943, dans le service de la recherche et de l’expérimentation (de la direction de l’Enseignement du ministère de l’Agriculture), les stations et laboratoires du CRASO maintiennent leurs travaux et activés dont hérite l’INRA à sa création en 1946.

inra-grande ferrade

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